Contacts : sylvainkerspern@gmail.com |
Sylvain Kerspern - dhistoire-et-dart.com | |
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Jacques Stella - Catalogue |
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| Table Stella - Table générale | ||
| Au temps de la Fronde. Oeuvres datées de 1649-1651. |
| Le détail des références bibliographiques, en labsence de lien vers louvrage consultable en ligne, peut se trouver en cliquant sur Bibliographie. |
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Pour accéder aux notices, cliquez sur les images. |
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Le Christ retrouvé par ses parents, 1649. Peinture, Schiedam |
Frontispice pour Les Pseaumes de David chez S. Huré (1650) Gravure |
Le jugement de Pâris, 1650. Dessin et peinture (Madrid et Hartford) |
La Vierge, l'Enfant et le petit saint Jean, 1650. Peinture (C.P.) |
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Nativité Bonaparte, 1650. Peinture (Lyon, MBA) |
Vierge à la bouillie en tondo, 1651. Peinture (C.P.) |
La Sainte Famille au mouton et le petit saint Jean, 1651. Peinture (Dijon) |
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Le Christ enfant retrouvé par ses parents dans le Temple 1649 Schiedam, Sainte-Lidvina |
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Huile sur cuivre.
47,3 x 35,2 cm. Signé et daté sur le flanc du siège : J. Stella/ 1649 Historique : découvert en 1995 Bibliographie : - Cat. expo. Lyon-Toulouse, 2006, p. 170, 176 - Jacques Thuillier 2006, p. 159 - Maximilien Durand, « Autour du Christ retrouvé par ses parents », Jacques Stella. La première rétrospective. Dossiers de l'art n°136, 2006, p. 32-43. - Sylvain Kerspern novembre 2015 |
![]() Version pour l'oratoire du Palais-Royal, 1645. Bois, 66 x 54 cm. Lyon, Musée des Beaux-Arts |
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Une peinture sur cuivre, le plus souvent, relève de la production pour amateur : si on ne peut écarter l'insertion dans un petit oratoire, le format de celle de Schiedam et le canon de ses personnages font plutôt songer à un objet de collection. Le sujet fut évidemment soufflé par les précédents du Noviciat des Jésuites et de l'oratoire d'Anne d'Autriche au Palais-Royal, deux commandes ayant eu, on le sait, un grand retentissement. De fait, Stella part de la proposition faite pour la régente pour élaborer sa nouvelle version : même décor intérieur doté d'une niche renfermant une menorah, option distrayant pareillement l'attention de Joseph de la scène principale, attitude comparable du Christ, qui vient de se lever et garde une main sur l'accoudoir de son fauteuil, dispositions semblables des personnages et des anges... essentiellement inversés. Soit dit en passant, ces rapprochements attirent l'attention sur le fait que la niche soit flanquée, sur le parcours des parents, d'une colonne au fût lisse, d'aspect monumental, et derrière l'enfant, par une autre cannelée, qui semble plus modeste : est-ce pour en faire des échos de ces personnages, expression de leur maturité physique, que celle spirituelle de Jésus transcende? Ayant fait le tour des ressemblances, il faut bien étudier les différences. Si la menorah est toujours discernable, ses flammes sont en partie masquées par les angelots en vol; ainsi, le geste indicatif de Jésus ne peut plus renvoyer à leur manifestation symbolique de la foi hébraïque mais bien à celle du Père qu'incarnent ses envoyés. Dans la version pour Anne d'Autriche, Joseph semble se retourner sur l'interpellation d'un docteur; cette fois, c'est la simple dispute animée entre deux d'entre eux qui attire son attention, négligeant l'échange entre Marie et l'enfant. Comme pour exprimer en silence l'incompréhension des parents : comment se fait-il que leur fils puisse ainsi échauffer les esprits d'hommes supposés sages? Mais le noeud de l'intrigue est sans doute dans le geste de Marie : de la main gauche, elle insiste sur les trois jours durant lesquels elle et Joseph l'ont cherché en vain. L'esprit du temps y voit l'annonce d'une autre période de trois jours au cours duquel le Christ disparaît : celui allant de sa mort à sa résurrection. Se trouve ainsi figurée la substitution de la Pâque chrétienne à celle juive, au cours de laquelle se situe l'épisode dépeint. Surtout, en découle une interprétation de la réponse de Jésus - « Ne savez-vous pas que je doive être avec mon Père? » -, non comme l'inauguration de son activité de prédicateur mais comme la mise en évidence de son triomphe sur la mort, qui lui permet de retrouver Dieu. Si elle fait de cet instant le premier de la vie publique qui va le conduire à l'accomplissement de son destin, elle en résume le cours dans son message universel. Une telle signification renvoie bien à une dévotion intime, non aux besoins de quelque personnage ou groupe investi dans une action au sein du monde. S.K., Melun, novembre 2016 |
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Frontispice pour Les Pseaumes de David en latin & en françois traduits par Emeric-Marc de la Ferté, évêque du Mans, et Jean Adam, jésuite, publié en 1651 chez Sébastien Huré Le prophète roy chantant sur sa harpe ses divins cantiques, gravé au burin par Charles Audran d'après Jacques Stella (Mariette éd. 1996, p. 214) |
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Dessin perdu
Gravure par Karl Audran (1594 ou 1596 - 1674). In-12°. Lettre : LES/ PSEAUMES/ DE/ DAVID/ En Latin/ et en/ François (sur la face de l'autel ou piédestal); Domine/ Saluum/ fac Re/ gem (sur la partition tenue par les angelots); Chez Sebastien Huré, rue S. Jacques, au Coeur bon 1650 (au sol). Signé K. Audran Sculp. (sur la contremarche, en bas à droite). Exemplaires : Paris, BnF (A-7812)... Bibliographie : - Mariette éd 1996, Mandroux-França, Marie-Thérèse et Préaud, Maxime, Catalogues de la collection d'estampes de Jean V, roi du Portugal par Pierre-Jean-Mariette, Lisbonne-Paris, 1996; t. II, p. 214 - Isabelle de Conihout in Cat. expo. Lyon-Toulouse, 2006, p. 41 (non localisé) |
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L'avis au lecteur nous apprend que la traduction avait été laissée inachevée par l'évêque du Mans, Emeric-Marc de la Ferté, mort le 30 avril 1648; sa soeur Geneviève aurait alors confié le manuscrit au Jésuite Jean Adam (1608-1684). De fait, si l'ouvrage paraît en 1651, Audran signe sa gravure de 1650, qui doit être aussi celle du dessin de Stella. La gravure ci-contre provient de la collection d'Albert Pomme de Mirimonde consacrée à l'iconographie musicale donnée à la Bibliothèque nationale de France. Le canon allongé du roi, le traitement sculptural de l'anatomie des angelots se retrouvent, par exemple, dans le frontispice pour le tome 3 de La perspective pratique (ci-contre; voyez sa notice).
Stella, bien servi par Audran, donne de nouveau une composition efficace et claire en petit format. David a déposé les insignes de sa royauté sur l'autel voisin, et s'est emparé de sa harpe pour entonner le psaume Domine, salvum fac regem (Seigneur, sauve le roi) suivant la partition que lui présentent les angelots. Il remet ainsi clairement son salut temporel entre les mains de Dieu. |
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Le psaume en question, comme on peut s'en douter, faisait partie de la liturgie royale française. À cela s'ajoute qu'au témoignage du chanoine Le Rouge, il servait pour la Fête de la Sainte Cécile du Mans (Archives de la Sarthe, G21, 25 février 1633) : même si Emmeric-Marc de la Ferté n'y obtint son siège que plus tard, et n'y résida sans doute guère, la coïncidence n'est peut-être pas tout à fait fortuite. Elle souligne la relation étroite faite alors entre la religion, ses saints personnages, et la royauté. J'ai souligné en 2004, dans l'exposition consacrée à Bossuet, que le personnel épiscopal - évêques comme chanoines attachés à la cathédrale, principalement - a volontiers témoigné sa fidélité à la couronne durant la Fronde. Si l'initiative de cette image ne revient sans doute pas au prélat, puisqu'il n'a pas eu le temps de terminer sa traduction, mais au Jésuite Adam, un même sentiment peut expliquer que ce psaume soit expressément mentionné dans le frontispice, malgré mais aussi à cause de l'actualité. Stella, peintre ordinaire du roi logé dans son palais du Louvre, ne pouvait qu'y souscrire...
S.K., Melun, octobre 2016 |
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Le jugement de Pâris 1650 * Peinture : Hartford, Wadsworth Atheneum, The Ella Gallup Summer an Mary Catlin Summer Collection ** Dessin : Madrid, B.N. |
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* Huile sur toile.
75 x 99 cm. Signé et daté sur la rame du dieu fleuve : Stella f. 1650 Historique : coll. Louis-Henri Loménie de Brienne (1636-1698) en 1662. Coll. Geoffroy Chalut de Verins (selon le catalogue de la vente de 1816). Coll. Deville, vente à Paris 19 mars 1816, lot 32 (acq. par l'expert Hypolite Delaroche pour Foret? 131 fr.); vente à Paris, 1er février 1819, lot 26, acquis par le peintre Ferréol (de) Bonnemaison (1766-1826); vente à Paris, 17-21 avril 1827, n°98. Coll. Alexandre Dumont, Cambrai en 1860 (mentionné alors par Paul Mantz). Vente à Paris, 27-28 juin 1957, n°180. Julius Wietzner, Londres; acquis par le musée. ** Plume et encre brune, lavis d'indigo.. 19,2 x 26,8. Historique : Madrid, Bibloteca Nacional de España depuis 1906 au plus tard. Bibliographie (sommaire): * Angel M. de Barcia, Catálogo de la colección de dibujos originales de la Biblioteca Nacional, Madrid, 1906, p. 750, n°8893 (Brebiette) * Pierre Rosenberg, Cat. expo. La peinture française du XVIIè siècle dans les collections américaines, Paris-New York-Chicago, 1982, p. 372 * Sylvain Laveissière in cat. expo. Jacques Stella (1596-1657), Lyon-Toulouse, 2006-2007, p. 188-189 * Jacques Thuillier, Jacques Stella, Metz, 2006, p. 160-161 |
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Le dessin de Madrid a été judicieusement attribué à Stella par Nicolas Sainte-Fare-Garnot en 2001. Barcia, en 1906, l'avait catalogué comme Brebiette (ce qui n'était pas si éloigné), mettant en doute l'inscription figurant sur la rame, que le site de la B.N. espagnole lit « secomanere » mais qui désigne à coup sûr le fleuve Scamandre, partie prenante de la Guerre de Troie dont le jugement du berger forme prémices. Comment ne pas remarquer que Stella signe la peinture au même endroit? Il y a quelque ironie, de fait, à constater que Loménie de Brienne, trop jeune pour être le commanditaire, ait possédé ce tableau, lui qui s'agace, à propos de Poussin de cette pratique qui consiste à représenter un Dieu-fleuve, figure humaine servant à incarner un cours d'eau (Jacques Thuillier, « Pour un Corpus Pussinianum », Colloque Nicolas Poussin (Paris, 1958), 1960, II, p. 213)... Plus compréhensible est son intégration à la collection de Ferréol de Bonnemaison : il endosse, en effet, dans ses rares peintures - lui dont la réputation tient plutôt à sa pratique de la restauration - le goût néo-classique que l'art de Stella, singulièrement ici, semble présager.
Tout connaisseur du temps ne pouvait manquer de relever le rapport à Raphaël, et la gravure que Marcantonio Raimondi a tirée de sa composition sur le sujet. Cette référence évidente faisait certainement partie du « cahier des charges » de la commande : on connaît pour Poussin et Le Brun pareil souhait de les voir peindre un ouvrage pouvant être comparé à une invention du maître de la Renaissance italienne, identique ou apparentée. Pour se faire une idée du défi lancé à Stella, la lecture de ce que Roland Fréart de Chambray dit du modèle dans son Idée du peintre parfait (1662) nous est d'autant plus précieuse que Stella a peint deux tableaux pour le théoricien, sans doute vers le temps du Jugement de Pâris. Non que je pense que Stella cherche ici à répondre aux remarques de Chambray publiées douze ans après son tableau : je ne me servirai du texte que pour souligner les convergences et les différences, et en certains points éclairer le propos de l'artiste. |
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On s'aperçoit alors que tous les personnages, contrairement à ceux du prototype italien, sont impliqués dans la scène principale, qu'ils y participent ou qu'ils la voient. Cela peut expliquer la note d'humour mise dans l'expression effrayée du jeune berger, sur les épaules de qui reposent tant de responsabilités, manifestées par autant de paires d'yeux rivées sur lui.
Pour Stella, c'est aussi l'occasion d'un défi lumineux exprimé par Chambray : peindre la lumière irradiante d'Apollon. De là, il trouve l'idée de l'arc-en-ciel matérialisant Iris - laquelle disparaît apparemment du dessin au tableau -, et module l'éclairage des nuées pour en marquer l'altitude. C'est la lumière qui vient tout autant caresser les nus féminins que projeter des ombres cache-sexe (précaution que Raphaël ne prit pas). Elle est, pour un artiste, le révélateur de toute histoire, et c'est elle qui autorise tout regard. Ainsi Stella fait-il de ce sujet une méditation sur l'art de peindre le Beau idéal, redoublant l'hommage au maître qu'il révérait par-dessus tout, dans un style très personnel, avec cette lumière laiteuse et froide sublimant la beauté féminine, en un nouveau chef-d'oeuvre. S.K., Melun, octobre 2016 |
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L'adoration des bergers, (Nativité Bonaparte) peinture (Lyon Musée des Beaux-Arts) dessin préparatoire (coll. part.) et gravures de Luigi Fabri (c. 1778-ap.1835) et Marie-Pauline Soyer (1786-1871) |
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Peinture. Toile. 97 x 143 cm (selon G. Chomer 2003); 104 x 153 cm selon la documentation du musée.
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Notice initiale, 2024. Retouches à la suite
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Six hommes accroupis. Mine de plomb et lavis gris. 15,8 x 24,3 cm. Ancienne coll. Wolf. |
Détail du dessin préparatoire vendu en 2008 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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L'arabesque des attitudes s'en trouve plus nettement lisible sans nécessairement, faut-il le dire à nouveau, retrouver l'esprit de Poussin : l'étonnement du miracle fait progressivement place à la tendre et simple adoration, au plus près de l'Enfant. Le parcours en est sans doute plus sensible dans le tableau par le jeu du coloris dans le registre du nocturne. Stella y a toujours été sensible pour ce sujet, que le support minéral l'y incite, comme à Bath, ou pas, comme dans l'Adoration aux anges (1635) de Lyon. Pouvaient s'y mêler ses admirations pour Giulio Romano et Corrège. Ces modèles viendraient ainsi au soutien contre une appréciation des paysans de Stella dans ses Pastorales, cousins de ceux présentés ici, et jugés peu naturels; reproche jamais fait, soit dit en passant, à ceux de Poussin... Quoiqu'il en soit, Jacques donne ici une nouvelle démonstration de sa science des dispositions, à rapprocher de la sarabande de la Folie de Salomon pareillement ponctuée par le jeu de lumière. J'espère que le tableau se manifestera prochainement pour en témoigner, sans doute, au plus haut. S.K., Melun, janvier 2024 |
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Retouche, janvier 2025. |
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Le tableau a été acquis par le musée des Beaux-Arts de Lyon en 2022. La reproduction ci-contre, la seule dont je dispose à ce jour, confirme l'effet de nuit sans vraiment permettre de l'apprécier pleinement. Je n'ai pas encore eu l'opportunité de le voir, le tableau étant en réserve, peut-être en attente d'une restauration. La photographie incite tout de même à des remarques supplémentaires. |
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La nativité. Toile, 104 x 153 cm. Lyon, Musée des Beaux-Arts. |
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Le document, dans son imperfection même, pourrait souligner un changement de format dans la partie supérieure. Certes, les gravures confirment l'actuel, mais elles ne remontent pas au-delà du début du XIXè siècle, pas plus que les mentions du tableau. En revanche, oter le possible ajout devant inscrire la peinture dans un lambris permettrait de retrouver celui donné par le dessin (ci-contre). Il est vrai que la feuille semble amputée dans la largeur : l'examen du tableau pourra donner le fin mot de l'histoire.
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Peter Paul Rubens (1577-1640) L'adoration des bergers. Toile, 73,8 x 92,4 cm. Edinburgh, National Gallery of Scotland. |
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S.K., Melun, janvier 2025 |
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Retouche, juin 2025. Autour d'une date : Stella, Poussin, Rubens
Bibliographie additionnelle :
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Le tableau a depuis été restauré, révélant une signature et une date, 1650, incontestables. Je dois ici remercier Didier Rykner et La tribune de l'art qui se sont fait l'écho de ma publication de cette notice diffusée par la lettre d'information du site, complétant les informations dont je pouvais disposer; et le personnel du musée, par les intermédiaires de Gérard Bruyère, Henrique Simoes et Ludmilla Virassamynaiken, qui m'ont donné accès à de bonnes reproductions, confirmant notamment la lecture faite de la date. La notice, initialement placée parmi les premiers ouvrages datables de 1652-1654 (je situais le tableau et son dessin vers 1652) se trouve donc désormais ici. Voilà qui appelle de nouveaux commentaires.
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La nativité, 1650. Toile, détail de la signature : STELLA F./ 1650. Lyon, Musée des Beaux-Arts. Ci-dessous, version agrandie puis au format original (Photo Martial Couderette). |
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Le Christ retrouvé dans le Temple, 1649. Cuivre. 47,3 x 35,2 cm. Schiedam, Sainte-Lidvina |
Le repos de la Sainte Famille, 1652. Toile. 74 x 99 cm. Prado |
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Antoine Bouzonnet Stella, le neveu, se trouvera convoqué dans la Querelle du coloris opposant partisans du coloris et du dessin sous les bannières respectives de Rubens et Poussin. Aussi, après avoir pensé pouvoir m'en passer, il me faut aussi envisager ce qui peut rapprocher la peinture du Normand de notre tableau, puisqu'à nouveau, son nom a émergé à son propos.
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Nicolas Poussin (d'après?), L'adoration des bergers. Toile. 84 x 126 cm. The Yale University, Gift of William T. Lapko and purchased with the Leonard C. Hanna, Jr., Class of 1913, Fund. |
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Correggio, L'adoration des bergers dit aussi La Notte. Huile sur bois. 256,5 x 188 cm. Dresde, Gemälde Galerie. |
Jacques Stella L'adoration des bergers Borghese. Huile sur pietra paesina, 16 x 25 cm. Rome, Galleria Borghese |
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Le tableau de Lyon ne fait qu'actualiser, en les densifiant, des dispositifs mis au point en Italie, et très tôt. Entre-temps prend place un long processus d'assimilation de l'héritage de la Renaissance et de l'actualité depuis Caravage et les Carracci dans un foyer romain carrefour européen toujours bouillonnant, puis l'affirmation en France par un style épuré qui ne doit à l'amitié de Poussin que la reconnaissance de préoccupations partagées mais qui s'en singularise par un langage propre, qui fonde l'atticisme parisien et qui se perçoit notamment dans la confrontation au Noviciat des Jésuites. Il faut encore le répéter : le Normand ne peut avoir accordé son amitié que sur la reconnaissance d'un talent comparable, estimable, et seules des aspirations voisines peuvent l'avoir convaincu de l'entretenir tout au long de sa vie. |
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L'attitude du berger drapé d'orange se reculant brusquement peut-il, malgré cela, s'inscrire dans une imitation de la rhétorique de Poussin, à la gestuelle nettement plus marquée? Denis Coekelberghs, dans son commentaire de la publication de La tribune de l'art, a judicieusement relevé un rapprochement possible avec une Adoration des bergers d'un peintre flamand qu'il connaît bien, Théodore van Loon (1582 - 1649), un artiste qui figure parmi ceux qui ont résisté à l'emprise rubénienne. L'inventaire de Claudine Bouzonnet Stella, qui doit traduire au moins en partie la collection amassée par son oncle jusque dans le goût pour l'estampe et le dessin, atteste, à coup sûr, d'une connaissance de l'art de grande ampleur, tant historique que géographique; mais au point de faire référence à cette composition?
Le lien entre les deux compositions semblant historiquement inexplicable, il fallait envisager une source commune. Elle n'étonnera pas pour Stella : il s'agit d'un des cartons de Raphaël de la tenture des Actes des apôtres, qu'Ugo da Carpi a gravé sur bois, en chiaroscuro, dès 1518 (ci-contre).
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Théodore van Loon, L'adoration des bergers. Toile. 166 x 242 cm. Heverlee, Abdij van 't Park |
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Ugo da Carpi d'après Raphaël, La mort d'Ananias. Gravure sur bois, 1518. 24,5 x 37,2 cm. British Museum |
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(Ci-contre) Jacques Stella, Six hommes accroupis. Dessin. 15,8 x 24,3 cm. Ancienne coll. Wolf.
(Ci-contre) Jacques Stella, L'adoration des bergers. Dessin. 22,4 x 31,4 cm. Dijon, Musée Magnin |
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Les remarques qui précèdent, le rapprochement avec van Loon, la référence à Raphaël voire le réemploi d'idées remontant aux premières années en Italie n'entrent-elles pas en contradiction avec une éventuelle émulation avec Rubens? Je ne le crois pas et je pense, au contraire, que c'est par ce biais que peut s'expliquer l'écart avec l'autre composition importante de l'année, Le jugement de Pâris.
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Jan Witdoeck d'après Rubens, Adoration des bergers Gravure au burin. 40, 3x 56,6 cm. Paris, Petit-Palais |
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Paul Pontius (?) d'après Rubens, Vieille femme et jeune homme à la chandelle Gravure. 24,8 x 20 cm. British Museum |
Adam Bolswert d'après Rubens, Sainte famille et sainte Anne Gravure. 42 x 33,1 cm. British Museum |
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Jean-Claude Boyer, à l'occasion du colloque Simon Vouet (1992), s'est appuyé sur les ouvrages de deux auteurs, François de la Mothe Le Vayer (1588-1672) et Georges de Scudéry (1601-1667) pour brillamment éclairer le contexte difficile de la création de l'institution en février 1648 ; Vouet, écarté, avait souhaité riposter par la mise en place d'une école via la maîtrise parisienne dont le succès ne fut interrompu que par le décès brutal du maître en juin 1649. L'historien d'art procède à la mise en regard de deux des ouvrages de chacun de ces auteurs dont les seconds se placent précisément en 1648-1649, soulignant l'évolution qui se manifeste alors.
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Le cas de Scudéry est peut-être plus parlant encore puisque cet auteur, dans son célèbre Cabinet de 1646 avait rédigé l'évocation d'une Danaé de Vouet mais aussi celle d'un Portrait de la marquise de Montausier en Pallas sur marbre par Stella. Pour les frontispices de ses ouvrages précédents, Le Brun avait été sollicité dans ses jeunes années (Didon, 1637, L'amant libéral, 1638, L'amour tirannnique, 1639, Eudoxe, 1641). En 1649 est publiée un recueil de Poésies diverses dans lequel les références à la peinture ne manquent pas mais n'est nommé pour le louer qu'un seul peintre, Rubens. Comme l'avait noté Jean-Claude Boyer, son éloge suit immédiatement celui de la nouvelle Académie royale de peinture et de sculpture, en butte à l'Ignorance et l'Envie. On peut en rapprocher le Monstre de l'Enfer et l'Envie menaçant Rubens en lesquels l'historien d'art pense reconnaître Vouet. La proximité et le contexte historique rendent très vraisemblable cette identification du condamné par contumace qu'était celui qui dominait la scène parisienne depuis son retour de Rome en 1627 - qui avait supplanté Rubens au palais du Luxembourg, d'ailleurs.
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Pierre Daret d'après Charles Le Brun, frontispice pour L'amant libéral, 1638 Gravure. 19,2 x 15 cm. Lyon, B.M. |
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Les noms convoqués par nos deux auteurs ne dessinent pas vraiment un goût particulier et cherchent plutôt, au fond, à rassembler des styles divers, du fort clair-obscur de Caravage au classcisme de Raphaël en passant par les styles plus expressifs de Dürer et Michel Ange ou le coloris de Titien, et tout cela pour exclure Vouet. L'intention est d'autant plus significative que les liens de Scudéry avec Le Brun existent. Or j'ai souligné ailleurs sur ce site à propos de ce dernier aussi bien la longue résistance à l'ascendant de Vouet que la méditation de la leçon de Rubens; cela, au moment de fournir des dessins pour les ouvrages de Scudéry, plus ou moins vers le temps des relevés de Laurent de La Hyre, et alors que s'affirme l'atticisme sous l'impulsion d'un Stella, qui imprègne pareillement, alors, l'art de Le Brun...
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S.K., Melun, juin 2025 |
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La Vierge tenant l'Enfant qui caresse le petit saint Jean 1650 Coll. part. |
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Huile sur marbre noir.
33 x 25 cm. Signé et daté dans le rideau : 1650 STELLA Historique : saisie révolutionnaire? don Alexandre Lenoir à l'impératrice Joséphine le 1er juin 1804; La Malmaison, inventaire après décès de Joséphine, 1814, n°1064; attribué à la reine Hortense de Beauharnais (1783-1837) lors du partage; vente Augsbourg, 1819, n°20 (finalement plus à vendre?); vente Louis-Napoléon Bonaparte, Londres 20 août 1840, n°140. Bibliographie (en dernier lieu): - Cat. expo. Lyon-Toulouse, 2006, p. 192 - Jacques Thuillier 2006, p. 123 |
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Le thème de la tendresse familiale est récurrent chez Stella et participe de son goût autant que de sa spiritualité. On trouvera ci-contre un exemple contemporain gravé par Claudine Bouzonnet Stella. Ici, elle s'exprime entre les deux enfants, Jésus et Jean-Baptiste, et sert de vecteur à l'Histoire, vers le tragique destin du Christ : pour témoigner de son affection - son amour de l'humanité, incarnée par Jean -, ce dernier est près de s'échapper des bras de sa mère pour aller à la rencontre de l'enfant qu'accompagne le symbole de son sacrifice, la croix et la banderolle inscrite Ecce Agnus Dei. Ainsi manifeste-t-il l'acceptation du destin que son cousin annonce. L'historique ne manque pas de prestige, puisque le tableau a été donné par Alexandre Lenoir (1761-1839) à l'impératrice Joséphine en 1804. Le donateur avait été notamment gardien du dépôt des Petits-Augustins lors de la Révolution. La tourmente a pu lui mettre ce marbre dans les mains. Lors d'une entrevue, Gilles Chomer avait attiré mon attention sur le chiffre brodé sur la frange du rideau : il y voyait celui de Louis XIV, ce qui l'incitait à penser à une commande royale. Son intuition me semble juste et permettrait d'étoffer un peu le catalogue de ce que la couronne peut lui avoir demandé, qui reste sans réelle mesure avec ce que suggèrent les sources. Le soin apporté par Stella vient, en quelque sorte, confirmer l'importance du commanditaire : le lourd rideau de velours, élément décoratif autant que de mise en scène protégeant l'enfance du Christ, à nous seuls révélée, est brodé d'or. Ce détail nous rappelle la remarque de Félibien : Il fit plusieurs tableaux sur de la pierre de parangon, & y peignoit des rideaux dor par un secret quil avoit inventé.En outre, la peinture témoigne de la monumentalité recherchée alors jusque dans un simple sujet de dévotion. Elle s'impose d'abord par le choix de placer haut la tête de la Vierge, renforçant le sentiment d'une Madone au long cou à la Parmigianino. Il se peut que l'émulation avec Lubin Baugin, rentré d'Italie en 1640 avec un style marqué par le maniérisme de Parme l'y ait incité mais le fruit est tout autre que celui, au raffinement sentimental, ethéré, de son confrère. Signes de l'évolution de Stella, le canon s'allonge et les formes se font généreuses, le drapé se durcit, se casse plus volontiers, les carnations s'affermissent. Ces années sont celles de la recherche d'équilibre entre sourire et gravité, résumée dans l'échange entre les deux enfants. S.K., Melun, novembre 2016 |
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Claudine Bouzonnet Stella d'après Jacques Stella Vierge à l'Enfant caressant le petit saint Jean que lui présente sainte Élisabeth Gravure. BnF |
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La Vierge donnant la bouillie à l'Enfant 1651 Coll. part. |
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Huile sur toile circulaire.
Diamètre : 71,5 cm. Signé et daté sur le pupitre : STELLA F 1651
Historique : Coll. part. Vente Bonhams Londres 5 décembre 2012, n°103; galerie Eric Coatalem, 2013 (Paris-Tableau). Bibliographie : - «Lexposition Jacques Stella : enjeux et commentaires», site La tribune de lart, mis en ligne le 29 décembre 2006 (fig. 27). - Hélène Lebédel-Carbonel, catalogue de l'exposition Peintures du musée du Château de Blois, XVIè - XVIIIè siècles, Blois, 2009 (sous n°21). |
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Sainte Famille, l'agneau, le petit saint Jean et un ange préparant la bouillie ou L'enfance du Christ 1651 Dijon, Musée des Beaux-Arts |
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Huile sur toile.
39 x 53,5 cm.
Signé et daté en bas à droite : Stella 1651 Historique : Vente Paris, 20 février 1797, lot 69 (toile, 15 pouces sur 18; prov. de Jean-Denis Papillon de la Ferté; J.B.P. Lebrun, expert). Vente Christie's Londres, 1er février 1952, n°116 (acquis par Duff). Vente Christie's Londres, 18 juillet 1978, n°157; Londres, galerie Heim; acquis par le musée en 1981. Bibliographie : - Cat. expo. Lyon-Toulouse, 2006, p. 193, cat. 113 - Jacques Thuillier 2006, p. 164 - Mathieu Gilles, Musée des Beaux-Arts de Dijon. L'œuvre du mois. Jacques Stella, L'enfance du Christ, juin 2009 |
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Je n'ai pas vérifié la date, ce qui appelle, pour l'heure, aux réserves d'usage. Néanmoins, la correspondance stylistique avec les oeuvres de cette année me semble suffisante pour l'intégrer, dès maintenant, dans cette page.
La toile de Dijon combine deux inspirations propres à Stella : le thème de la Sainte Famille au mouton, sans doute à partir de celle du Prado de Raphaël, et le motif de l'ange préparant la bouillie, évoqué dans la notice précédente, accompagné d'un petit chat comme dans le tableau de Toulouse. Le premier a pour prototype une composition perdue gravée par Gilles Rousselet avec pour légende le texte de l'Ecclésiaste (47, 3) disant de David qu'il a joué dans sa jeunesse avec les lions comme avec des agneaux, et qu'il a traité les ours comme il aurait fait les petits des brebis; sentence appliquée au Christ enfant, l'agneau symbolisant son sacrifice sur la croix. Comme en d'autres circonstances, Stella voile par un sujet souriant et familier la gravité et la souffrance promises à Jésus. Mathieu Gilles a également relevé à Dijon la branche d'oliver évoquant l'Entrée à Jérusalem et la fiole transparente sur la cheminée, symbole de la Vierge.
La toile s'inspire directement de l'ardoise de Cherbourg, dont elle reprend sans variante les différents personnages. Elle ouvre la composition, en largeur, par une échappée vers une autre pièce dans laquelle un ange est agenouillé devant la cheminée pour y réchauffer la bouillie. Ce motif semble particulièrement travaillé durant ces années (cf. notice précédente), en sorte qu'il pourrait, à lui seul, avoir valeur d'actualisation. L'historien de l'art ne saurait s'en contenter : il faut aussi relever la profonde transformation du style de l'artiste, au point que la peinture la plus minérale n'est pas celle sur ardoise mais sur toile. La fermeté des drapés et des carnations, la sculpturalité des visages appartiennent bien à ses dernières années. |
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Gilles Rousselet d'après Jacques Stella Sainte famille, saint Jean et l'agneau Gravure. |
Jacques Stella Sainte famille avec saint Jean conduisant l'agneau Ardoise. 51,5 x 40 cm. Cherbourg-Octeville, musée d'art Thomas-Henry |
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La régularité avec laquelle Stella joue ainsi sur des motifs, par la variation, tout au long de son existence oblige à s'interroger à propos de ce tableau, qui semble malicieusement mettre en scène le procédé. En effet, dans la composition de Cherbourg, l'usure paraît avoir fait disparaître le motif du rideau (d'or?) accroché à la colonne et dans lequel les angelots s'enroulent. À Dijon, le rideau, qui servait de séparation entre les deux pièces, est soulevé par les mêmes pour dévoiler l'ajout à la composition antérieure, comme pour s'amuser de sa faculté à se renouveler. S.K., Melun, novembre 2016 |
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| Table générale - Table Stella - Catalogue Jacques Stella : Ensemble - Au temps de la Fronde (1649-1651), mosaïque |
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