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Jacques Stella - Catalogue Paris, oeuvres datables de 1655-1657 Tables du catalogue : Comme un pur effet de son amour pour la peinture (1655-1657) Ensemble |
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| Table Stella - Table générale | ||
| Comme un pur effet de son amour pour la peinture. Oeuvres datables de 1655-1657. |
| Le détail des références bibliographiques, en labsence de lien vers louvrage consultable en ligne, peut se trouver en cliquant sur Bibliographie. |
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Vierge à la bouillie, gravure de Claudine |
Vierge à l'œillet, gravure de Jean Boulanger |
Annonciation de Ligny, peinture |
Le petit ménage, dessin et peinture |
| PROCHAINEMENT |
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Nativité, dessin |
Autels portatifs, peintures recto-verso |
Salvator Mundi, peinture (CP) |
Adoration des anges, peinture (Le Mans) |
Adoration des anges, gravures d'Edelinck et Vallet |
L'enfant Jésus endormi sur sa croix, peinture (marché d'art) |
Adoration des anges, peinture (Marché d'art) |
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La mise au tombeau, dessins et peinture (Montréal) |
La Vierge aux cerises, gravure de Vallet et peinture |
Mariage mystique de ste Catherine, peinture (CP) |
Un crucifix, la Vierge, st Jean et des anges, dessin (Christie's) |
| Le détail de certaines références bibliographiques, en labsence de lien vers louvrage consultable en ligne, peut se trouver dans la Bibliographie. |
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La Vierge donnant la bouillie, peinture perdue, et gravure de Claudine Bouzonnet Stella
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Peinture perdue. Gravure par Claudine Bouzonnet Stella. 37 x 29 cm. Lettre : Dans la marge à gauche : J. Stella pin. / Claudia Stella Sculp. / Cum Priuil. Regis. (puis) Sum quidem et ego mortalis homo, Similis omnibus, Sapi cap. 7, 1 (trad. : Moi aussi, je suis un mortel, pareil à tous) Exemplaires : BnF (Da20 fol., p. 33; œuvre des Stella); Madrid, B.N.H.; Rotterdam, Musée Boymans. |
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Bibliographie :
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C'est assez tardivement, semble-t-il, que Stella a abordé le sujet de l'Enfant à qui sa mère donne la bouillie mais il l'a alors volontiers repris. L'amorce est peut-être dans la Sainte famille aux langes de Toulouse dans laquelle un ange réchauffe la bouillie dans la cheminée. Marie s'attèle à la tâche dans le tondo en mains privées daté de 1651, dont le moindre des points communs avec notre gravure n'est pas le nombre de personnages, l'angelot soufflant initialement sur les braises se contentant désormais de tenir l'écuelle. Le format avait peut-être conduit Stella à incliner la tête du grand ange et le changement de point de vue - strictement en face et non légèrement de dessous - lui permet une attitude moins solennelle, plus maternelle pour Marie. Aussi, si la pose mains jointes peut iconographiquement se rapprocher de l'attitude de la mère du Sommeil de l'Enfant Jésus de 1654 ou de la Vierge cousant gravée par la même Claudine, c'est surtout le travail du drapé, aux plis forts et brisés, qui conduit à une situation tardive.
S.K., Melun, juin 2026 |
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La Vierge donnant la bouillie, 1651. Huile sur toile. Diamètre : 71,5 cm. Coll. part. |
La Vierge présentant à l'Enfant un œillet d'une corbeille tenue par saint Jean. Gravure par Jean Boulanger (1608-ca. 1680). 36,8 x 31,8 cm. BnF |
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| La Vierge cousant veillant l'Enfant endormi, gravure de Claudine. 32,2 x 26,6 cm. BnF. | ||
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La Vierge adorant l'Enfant endormi ou Le sommeil de l'Enfant Jésus. Huile sur toile. 46,7 x 36 cm. Coll. part. (ci-contre) |
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Deux femmes et trois enfants. Pierre noire et lavis brun (bistre). 16,5 x 23,8 cm. Brunswick (USA), Bowdoin College. |
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La Vierge présentant à l'Enfant un œillet d'une corbeille tenue par saint Jean, peinture perdue, et gravure de Jean Boulanger (1608-ca. 1680)
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Peinture perdue
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Bibliographie :
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Jean Boulanger a interprété Stella pour le frontispice de l'ouvrage consacré au père de Condren publié en 1657 mais j'ai soutenu dans sa notice une situation sans doute antérieure pour l'invention voire l'estampe, différée pour des raisons d'édition. C'est peut-être dans ce contexte que le graveur a voulu reproduire cette composition du Lyonnais pour l'éditeur Nicolas Poilly, mais on ne peut écarter l'hypothèse que cela soit postérieur à la mort du peintre.
S.K., Melun, juin 2026 |
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Apparition de la Vierge à sainte Élisabeth de Hongrie, 1653-1654. Toile, détail. Versailles, église St-Symphorien |
Jean Boulanger d'après Raphaël, La Vierge à l'œillet. Gravure. 44,8 x 31 cm. British Museum. |
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L'annonciation de Ligny (Meaux, Cathédrale) peinture |
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Huile sur toile. (Environ) 220 x 184 cm. Meaux, cathédrale Saint-Étienne.
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Bibliographie additionnelle sur Dominique de Ligny :
* Procès verbaux de l'Assemblé générale de l'Église de France, Paris, 1657, p.6, 679, 766. * Gazette de France, Paris, 1658, éd. Lyon, 1658, p. 60. * Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 (...)Seine-Inférieure. Archives ecclésiastiques. (...) Série G., t. II, Paris, 1874, p. 125. * Collection de documents inédits sur l'histoire de France, vol. 67, 7 Paris, 1893, p. 673, 726. |
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C'est avec prudence que je présente ici ce grand tableau. Les circonstances, pourtant anciennes, de son installation dans la cathédrale de Meaux ont conditionné l'identifcation de son auteur. Nous en sommes informés par le curé Pierre Janvier (1618-1689), qui prit l'habit après une formation de peintre et qui mentionne notre peinture dans le manuscrit conservé à la médiathèque de Meaux, qu'il a intitulé Fastes et annales des évêques de Meaux (Ms. 78-83) : « puis la chapelle de Nostre Dame ornée et lambrissée et de retable d'Autel par Dominique 2(?) en 1661, le tableau est coppie de Stella » (Ms 83, p. 307). Cette source et ses interprétations demandent explications. |
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Pierre Janvier, peintre et curé, Fastes et annales.... Ms. 83, Meaux, Médiathèque (p. 307). |
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J'ai donné en 2013 une brève biographie du personnage. Né à Meaux en 1618, il tente la peinture en se formant à Paris auprès de Simon Cornu (apparenté à Nicolas Baullery et les Blanchard) en 1635. Il réapparaît dans sa ville natale en septembre 1647, à 29 ans, et en novembre 1650, il se dit ecclésiastique et se forme au séminaire instauré par l'évêque Dominique Séguier à l'hôpital Jean Roze. En 1653, il devient vicaire de Crégy-les-Meaux et choriste et en 1659, chantre à gages de la cathédrale de Meaux. C'est donc un témoin privilégié de la vie meldoise et c'est ce qui fait de lui une source capitale pour la production de Senelle pour sa ville natale.
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Dominique de Ligny (1623-1681), en 1661, n'est évêque de Meaux que depuis deux ans. Il avait succédé à son oncle Dominique Séguier en mai 1659 après en avoir été désigné coadjuteur (et évêque de Philadelphie) le 19 janvier 1658 (Gazette de France), statut effectif le 3 mars 1659 (Duplessis 1731, I, p. 779). Cette situation, deux ans après la mort de Stella peut expliquer la réserve du qualificatif de copie par Janvier. La biographie de Ligny reste à faire mais quelques éléments supplémentaires que je souhaite présenter ici permettent de dessiner un autre rapport à la vie briarde.
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Robert Nanteuil (1623-1678), Portrait de l'abbé Dominique de Ligny, 1654. Gravure. 32,1 x 25,3 cm. Rijksmuseum. |
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Jacques Stella (et restaurateurs) |
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Ces informations proposent un contexte favorable sans qu'une opportunité précise puisse être avancée. Le laps de temps supposé, deux ans, pour un décor de quelque ampleur, peinture, retable et boiseries complémentaires, avec toute la phase préparatoire nécessaire, c'est court : l'intention est sans doute antérieure à l'accès au siège épiscopal. S'il est certain que ce n'est pas en tant qu'évêque de Meaux que Dominique de Ligny a fait travailler Stella, quelles possibilités nous reste-t-il? Dénouer ainsi le lien donné par le curé Janvier permet-il d'aller plus loin? La peinture était-elle, à l'origine, pour l'abbaye d'Amiens? L'ombre de Dominique Séguier, qui préside aux ambitions de son neveu, implique-t-elle une commande personnelle que le neveu aurait mené à son terme?
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1628. Huile sur toile. 400 x 274 cm. Amelia, cathédrale Santa Firmina |
1632. J.F. Greuter d'après Stella. Gravure. 16 x 10,5 cm. Lyon, Bibliothèque. |
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1655-1657 Crayon noir, lavis gris et brun. 35,8 x 26,5 cm. Localisation inconnue |
1660. Claudine Bouzonnet d'après elle-même. Gravure pour le Missel Voisin. BnF |
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Claudine Bouzonnet Stella Le songe de saint Martin, 1666. Toile. 81 x 64 cm. Ermitage |
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La peinture de l'Ermitage, signée et datée par Claudine de 1666 (ci-dessus à droite), apporte un témoignage susceptible de percevoir le degré d'implication éventuel dans le tableau de Meaux. Certes, quelques années ont passées mais elles ne sauraient à ce point transformer son style, gracile, le sens de l'espace restitué par des architectures purement décoratives, le drapé peu élaboré et, plus significatif encore, un coloris acidulé trop différent de celui laissant éclater à Meaux les couleurs primaires. Si donc Claudine est intervenue dans ce tableau, ce ne fut sans doute que pour les dernières caresses (selon l'expression de Poussin) et en suivant les pleines indications de l'oncle.
S.K., Melun, juin 2026 |
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La Sainte Famille dans l'atelier de saint Joseph, dit Le petit ménage ou La toilette de l'Enfant-Jésus peinture sur toile et dessin (et gravure) |
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1. Dessin. |
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Le tableau m'a été signalé par sa propriétaire en 1993 et j'ai pu le voir et le prendre en photo alors. J'ignore où il se trouve aujourd'hui. La tradition familiale le donnait à Stella, et la confrontation avec le dessin gravé par Dubouchet ne pouvait que confirmer cette attribution. Son examen m'avait d'abord un peu dérouté, certaines parties semblant de haute qualité (l'ange de dos tout à droite, par exemple), d'autres moins convaincants (Joseph). L'identification avec le tableau mentionné par Claudine dans son inventaire m'a rapidement conduit à en faire la conséquence d'une santé déclinante. Non que Stella diminue en exigeance mais son pinceau peut se faire moins ferme ou pour mieux dire, plus lâche que par le passé. |
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Ste Famille dite L'enfance du Christ, 1651. Toile. 39 x 53,5 cm. Dijon, Musée des Beaux-Arts Ste Famille aux langes. |
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Il se peut que le terme de ménage s'attache au patrimoine d'un foyer, au travers des objets meublant. La Science du monde de Cardan (4è éd., Paris, 1661, citée le Dictionnaire de l'ameublement et de la décoration depuis le XIIIe siècle jusqu'à nos jours de Henry Havard, Paris, 1894, t. 1, col. 794) met en rapport son acquisition et son utilisation avec art et méthode afin qu'il « sente la propreté du maistre, (...) point son avarice, et le peu d'industrie de ses domestiques ». Rapporté à notre peinture, on peut interpréter sa petitesse à la hauteur de l'humilité voire la pauvreté de la Sainte Famille - sachant que ses domestiques n'ont pas de souci d'industrie, témoignant de la Divine Providence...
Par ce sous-titre, Le petit ménage, comme par la lumière, la composition insiste sur l'âtre où se prépare la bouillie. L'Enfant semble avoir demandé à manger - peut-être le sein - et sa mère lui indique l'écuelle qui réchauffe, tandis qu'un des deux anges sèche le lange : nous sommes au moment du lever. Dans l'ombre mais pointé par le schéma perspectif et son point de fuite et en sens inverse de celui occidental de lecture, Joseph s'occupe à scier du bois, allusion inévitable à la croix qui attend le Christ à l'autre bout de son existence. Ainsi, l'éveil le plus matériel - la faim provoquant la sortie du sommeil - s'impose d'abord autour de l'âtre par la mise en lumière, le coloris, pour revenir par la géométrie, le dessin, au sacrifice ultime, que symbolise le rite eucharistique lors de la messe, rappel de la Cène. Ceci pour une symbolique universelle. Il y a plus, plus personnel, peut-être. Stella présente un ménage, une famille, un foyer aux deux sens du terme, ramené à son membre le plus petit mais pas le moins important. Il n'aura pas manqué d'en parler auprès des siens pour que Claudine s'oblige à mentionner comment il l'avait conçu, argument factuel pour une datation tardive, soit dit en passant. Or Jacques n'a jamais fondé de famille. Sa conception renvoie non à un foyer liant un hommme et une femme mais à la réunion qu'il a concrétisée au Louvre, autour de sa mère et autour de l'art, et son enseignement auprès des neveux et nièces. Au travers de cette nouvelle démonstration de sa poésie plaçant sa méditation au cœur du quotidien, du familier, il suggère jusque dans le titre l'approche artistique qu'il aura eu au long de sa vie, comme héritage aux Bouzonnet, insistant peut-être aussi sur ce que le document leur accordant le logement de l'oncle mentionne, la préservation du cocon familial de Masso-Bouzonnet-Stella. S.K., Melun, juin 2026 |
| Catalogue Jacques Stella : Ensemble ; La Fronde (1649-1651), mosaïque - Table Stella - Table générale |
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